| Si vous désirez visiter les autres sites de Claude Arrighi cliquez sur : visite |
Sur les chemins de la préhistoire
Pour visiter la page " Les chapelles oubliées " Les cupules :
cliquez sur ......... : Ruines Cliquer sur.....: Enigme
Pour visiter la Page " les tours génoises " Une grotte cachée :
cliquez sur ........... : Tours Cliquez sur... : Grotte
Pour visiter la page " Vandalisme "
cliquez sur ............: Hélas !
Mon adresse : Claude Arrighi plage du Pero 20130 Cargèse . Tel :0495264598 .
Au cours de mes randonnées en montagne , j'ai découvert quelques modestes vestiges préhistoriques , coffres ,
dolmens , broyeurs , dans la commune de Cargèse en Corse.
Le dolmen de paomia
|
Préhistoire en Corse |
|
Le dolmen de Paomia |
Photo 1 Photo 2
![]() |
![]() |
Le dolmen de Paomia a traversé au moins quatre millénaires , pour arriver presque intact jusqu'à nous . Pendant la période historique , peut être a-t-il servi d'abri aux bêtes , aux gens surpris par l'orage et probablement aux chasseurs à l'affût . C'est une des raisons pour laquelle il serait resté entier . Dans une région où la pierre est constamment réemployée dans les murs de clôture , il a quand même échappé à la destruction .
De nombreux voyageurs sont passés tout près , sur le chemin traditionnel qui y mène sans y attacher la moindre importance . Le directeur départemental de l'archéologie pour la Corse du Sud a bien voulu se déplacer pour se persuader de son authenticité . C'est bien une sépulture de ces époques lointaines et ce n'est pas la seule dans les environs de Paomia .
Sur la photo 2 ,cette face du monument était probablement obturée par la dalle que l'on voit en position oblique . Celle-ci suffisamment large et haute devait , redressée , assurer la fermeture du coffre . Le rafistolage de quelques petites pierres est récent mais on peut dire que tous les éléments essentiels du monument sont certes déplacés mais encore sur le site .
La dalle de couverture fendue en son milieu occupe encore sa place malgré une tentative de destruction brutale . Les superstitions de l'ère chrétienne ont souvent provoqué la colère des hommes et ainsi beaucoup de monuments préhistoriques disparurent à jamais .
| Archéologie en corse . Page 2 |
|
Un site , un chemin |
Photo 3 Photo 4
![]() |
![]() |
La photo 3 donne une vue générale du site . La dalle de couverture d'une épaisseur respectable provient du rocher voisin , à peine visible à gauche . Comment les hommes de ce temps , malgré leur manque de moyens , ont-ils pu assurer la pose de cette lourde pierre ?
En contrebas du site serpente un sentier , tracé depuis fort longtemps par les troupeaux de chèvres et de brebis et emprunté par les voyageurs qui jusqu'au début du siècle passé rejoignaient la plaine de Sagone à pied ou à cheval . Comme vous pouvez le constater sur la photo 4 ce chemin n'est plus fréquenté . Quelques sangliers noctambules osent encore s'y aventurer .
Si vous avez choisi Cargèse pour passer vos vacances , il vous sera difficile de visiter ce dolmen car notre municipalité n'a encore rien fait pour remettre en état ce chemin pittoresque . Et pourtant nous aimerions offrir à nos visiteurs , une promenade tranquille en fin de journée lorsque la fraîcheur du soir commence à se faire sentir .
Nous aimerions vous faire connaître ce monument d' un autre âge , resté debout depuis des millénaires , nous rappelant que des hommes , bien avant nous ont vécu et sont morts à Paomia .
|
Sur un chemin de transhumance ... |
|
Les broyeurs |
Photo 5 Photo 6
![]() |
![]() |
Si vous allez un jour visiter le site préhistorique du Monte Lazzu , surplombant la plaine du Liamone , vous y verrez plusieurs dizaines de broyeurs , de belle forme , et dont la profondeur prouve qu'ils furent utilisés pendant fort longtemps .
Les trois petits broyeurs que j'ai découverts sur un rocher de Paomia , au pied d'un chêne vert laisse penser qu'un habitat saisonnier , sur ce chemin de transhumance , a du s'établir non loin de là pendant des périodes relativement plus courtes à l'age du fer .
En effet , en contrebas de ce rocher existe une petite enceinte qui à première vue semble protéger une aire d'une dizaine d'ares , consolidée par endroits par de nombreuses murettes , et mettant hors d' atteinte des animaux une source relativement abondante en hiver .
La photo 6 montre un sol rocheux inculte . Ces murs , grossièrement construits , n'étaient donc pas des clôtures protégeant des cultures . A quoi pouvaient-ils servir encore ? Enclos pour le repos nocturne du troupeau ...? Bases de cabanes habitées par le berger et les siens ?.... Protection des aires de séchage de la viande ?....etc .....
Nos méthodes d' élevage actuelles bien proches tout compte fait , de celles du Néolithique nous incitent à penser que ce site ancien à du être utilisé jusqu'au moyen âge et plus tard même , comme étape sur le chemin de la transhumance... .
|
Dans la vallée de Bubbia |
|
Le menhir de Malora |
Photo 7 Photo 8
![]() |
![]() |
Cette "stantara" a été découverte fortuitement par notre ami Antoine Amédei , éleveur , qui au printemps labourait une prairie au lieudit "Malora" ,au bord du ruisseau "Bubbia" et située au pied d'une colline couverte de maquis , appelée "Scumunicatu" .
Les lieux-dits sont des indications précieuses pour l'archéologue en quête de vestiges . Traduisons ! U Scumunicatu : l'endroit maudit ; Malora : la plaine du malheur ....Ces deux noms évoquent la punition divine , l'excommunication , le malheur et la mort . Ils sont sans doute les derniers témoins d'une malédiction touchant ces lieux . Peux être rappellent-ils , en ces terres de superstitions , la présence multimillénaire de cette statue d'homme pétrifié .
Le menhir s'y trouvait enfoui sous un demi-mètre de terre . En France continentale on soupçonne fortement le clergé d'avoir cassé sciemment les idoles tout au long du moyen-âge , car l'église menait alors une action efficace contre les pratiques païennes . Est-il permis de penser qu'il aurait subi pour des raisons identiques le même sort que les pierres druidiques bretonnes , car il fut renversé , brisé en trois morceaux , et enseveli . On peut raconter la même histoire pour le menhir de Mérimée .
Il a été transporté et dressé à l'entrée de la ferme d'Antoine , à Paomia . Une équipe experte du CNRS a restauré ce magnifique menhir et vous pourrez le visiter , si vous avez choisi notre village pour vivre vos vacances .
|
Sépultures préhistoriques |
|
Coffres et dolmens |
Photo 9 Photo 10
![]() |
![]() |
Au lieudit " Carupa" dans les environs de Paomia , un dolmen malmené au cours des âges , présente cependant tous les éléments qui en faisait la sépulture collective d'une tribu . Ce monument jusque là n'avait jamais attiré l'attention des propriétaires ou des passants . Je l'ai découvert car j'ai toujours pensé qu'il fallait chercher autour des lieux sacrés , là ou se dressent des chapelles en ruine ou des murs très anciens .
Il a été visité et authentifié par un responsable des services archéologiques d' Ajaccio . Il mérite sans aucun doute une restauration , mais le manque de moyen et l'absence d'une politique de sauvegarde de notre patrimoine font qu'il disparaîtra un jour bousculé définitivement par une pelleteuse .
Les deux dalles de couverture ont été déplacées mais sont entières . Les parois verticales gisent à plat sur le socle rocheux . L'espace intérieur est vide et les chasseurs de trésors sont passés par là . Cette lamentable destruction est probablement leur œuvre . En outre il est exclu d'y faire des fouilles car les dolmens de Paomia sont bâtis sur une plate-forme rocheuse .
|
Cargèse |
![]() |
La procession du lundi de Pâques est conduite par Monseigneur Marchiano Florent ,archimandrite nommé par Rome , célébrant les cérémonies dans les deux églises . A la grecque est pratiquée la liturgie comme à Athènes et dans la latine la messe est célébrée comme dans les autres villages .
C'est ce qui fait la particularité de Cargèse . Je n'oublierai pas de vous dire que son histoire fut tourmentée . Elle commence en 1676 par l'installation de la colonie grecque à Paomia . Plus tard la petite cité fut construite en 1774 par le comte de Marbeuf , et sous la responsabilité du capitaine Georges .
Maintes péripéties violentes jalonnent son histoire qui est une suite ininterrompue d'affrontements avec les villages voisins , de fuites vers Ajaccio , et de retours forcés .
L'existence des deux églises prouve que les habitants de Cargèse connurent par la suite une certaine prospérité . Leur construction provoqua quelques disputes villageoises car ceux qui étaient d'origine grecque se démenèrent afin de conserver leurs traditions religieuses jusqu'à nos jours .